Réseau de sondes communautaire
Ce sont les membres qui mesurent les hébergeurs, chacun depuis son réseau. Un hébergeur ne pèse jamais dans la mesure de sa propre fiche.
Le problème
Aujourd'hui, un hébergeur qui affiche sa propre disponibilité mesure lui-même ce qu'il a intérêt à montrer. C'est un restaurant qui rédige ses propres avis : même honnête, la mesure n'a aucune valeur de preuve, parce que celui qui mesure est celui que ça arrange.
La solution : retourner le modèle
Ce sont les membres de la communauté qui mesurent les hébergeurs, chacun depuis chez soi, et la vérité sort du croisement de toutes ces mesures indépendantes.
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Plusieurs témoins valent mieux qu'un
Si neuf observateurs voient un site en ligne et qu'un seul le voit en panne, le problème est chez cet observateur, pas chez le site.
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On ne compare jamais des choses incomparables
Une sonde à Francfort et une sonde à Montréal mesurent des temps de réponse différents vers le même site, et les deux disent vrai, comme deux thermomètres à Oslo et à Dakar. Chaque sonde est jugée sur sa propre régularité dans le temps, jamais sur ses valeurs brutes.
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La géographie est une force, pas un bruit
Mesurer depuis la France, l'Allemagne et l'Amérique du Nord permet d'afficher ce qu'aucun monitoring auto-hébergé ne peut offrir : le temps de réponse réel, vu de là où sont les clients.
Comment ça marche
Le même parcours pour chaque mesure, de la sonde installée chez un membre jusqu'au chiffre publié. La méthode est publique dans son principe comme dans ses effets : seuls les réglages qui serviraient à calibrer une triche restent internes.
Vous installez une sonde
Un petit agent tourne chez vous, sur un VPS ou une machine de votre choix. Il s'installe en une commande, en conteneur ou en binaire avec son service systemd.
Le serveur lui dit quoi mesurer
Votre sonde reçoit une liste de cibles tirée au sort et renouvelée régulièrement. Elle ne choisit jamais qui elle mesure : c'est ce qui rend une entente entre sondes impossible à organiser.
Quorum
Nous ne publions rien tant qu'au minimum 5 sondes indépendantes, réparties sur au moins 3 réseaux distincts, n'ont pas mesuré la même chose sur la même fenêtre. En dessous, la fiche affiche « quorum en constitution » et rien d'autre. Le seuil est le même pour une mesure demandée et payée que pour une mesure du socle gratuit.
Médiane, pas moyenne
Les chiffres publiés sont des médianes. Une moyenne se laisse tirer par une valeur aberrante ; une médiane tient tant que la majorité des points de vue est honnête.
Diversité des réseaux
Cinq sondes derrière le même opérateur ne font qu'un seul point de vue. Ce qui compte est le nombre de réseaux distincts, et le poids d'un même opérateur dans un résultat est plafonné.
Période d'observation
Une sonde neuve mesure d'abord sans peser dans les résultats publics, le temps de montrer qu'elle est régulière et cohérente avec le reste du réseau. Le coût d'une attaque devient du temps de bonne conduite, la seule ressource qu'on ne peut pas paralléliser.
Journal public vérifiable
Les résultats publiés sont consignés dans un journal cryptographique en ajout seul, dont chaque état peut être vérifié de l'extérieur : personne ne peut réécrire après coup un chiffre déjà affiché, RackList compris.
Droit de réponse
Un incident constaté par le réseau indique combien de points de vue l'ont vu, et l'hébergeur peut y ajouter sa réponse publique. La mesure ne change pas, l'explication s'affiche à côté.
Une sonde fiable est rémunérée
Une sonde qui pèse dans le quorum touche une rente hebdomadaire en Watts (W), la monnaie interne de RackList. Le montant dépend de sa présence sur la semaine et de sa régularité avec le reste du réseau, jamais du nombre de mesures effectuées : en mesurer beaucoup et mal ne rapporte rien. Une sonde en période d'observation ne touche encore aucune rente.
Ce que ça apporte
Des mesures produites par des tiers, donc crédibles, que vous ne pourriez pas produire vous-même
Une latence affichée par région, vue depuis là où sont réellement vos clients
Un droit de réponse et une méthodologie publique sur tout ce qui est affiché
Une disponibilité mesurée par des observateurs indépendants, pas déclarée par l'hébergeur
Des chiffres comparables entre hébergeurs, sur la même fenêtre de mesure
Une méthode expliquée : vous savez d'où vient chaque chiffre affiché
Qui est mesuré, et comment en sortir
Le réseau ne mesure que les hébergeurs qui l'ont accepté. Apparaître dans notre annuaire ne suffit pas : tant qu'un propriétaire vérifié n'a pas activé les mesures sur sa fiche, aucune sonde ne contacte son site et aucun chiffre le concernant n'est publié. C'est le même arbitrage que RIPE Atlas, qui n'autorise les mesures HTTP que vers des cibles qui ont demandé à l'être.
Un hébergeur dont le propriétaire vérifié a activé les mesures depuis son espace, ou une adresse hors annuaire dont quelqu'un a prouvé qu'il la contrôle, en posant une valeur que nous avons choisie dans un enregistrement DNS ou dans un fichier du site.
Une requête HTTP(S) sur la page d'accueil, puis une poignée de main TLS pour lire la date d'expiration du certificat. Le corps de la réponse est lu pour en mesurer le temps, puis jeté sans être conservé ni analysé.
Une mesure toutes les cinq minutes par sonde, avec un plancher d'une minute qui ne peut pas être descendu, et une vingtaine de sondes au maximum sur une même cible. Aucune sonde ne choisit ce qu'elle mesure : le tirage est fait chez nous et il tourne.
Un temps de réponse, un état de disponibilité, une date. Jamais le contenu d'une page, jamais un en-tête, jamais une capture. Les chiffres ne sont publiés que lorsque plusieurs sondes indépendantes, sur des réseaux distincts, sont d'accord.
Demander à ne pas être mesuré
Un hébergeur peut demander à sortir du programme par écrit, sans compte chez nous et sans avoir revendiqué sa fiche. La demande est appliquée au domaine et à tous ses sous-domaines : les sondes cessent d'être assignées et la cible disparaît de la configuration qu'elles reçoivent. Aucune justification n'est exigée.
Nous écrire, coordonnées dans les mentions légalesL'agent est open source
Le logiciel qui tourne sur votre machine est public : vous pouvez lire son code, vérifier ce qu'il mesure et ce qu'il envoie, et proposer des améliorations. Faire confiance à un programme qu'on ne peut pas lire n'a jamais été raisonnable.
Et la fiabilité ne repose pas sur cet agent
Un logiciel installé chez quelqu'un est modifiable par nature : c'est vrai du nôtre comme de n'importe quel autre. La solidité des chiffres ne vient donc jamais de l'agent, mais des recoupements faits côté plateforme entre des sondes indépendantes qui ne se choisissent pas.
Les références
Une blockchain garantit qu'une donnée n'a pas été modifiée après coup, jamais qu'elle était vraie au départ : une sonde menteuse écrirait son mensonge de façon parfaitement immuable. Notre défense contre le mensonge est statistique, et pour prouver qu'on ne réécrit pas l'histoire, un journal cryptographique public fait le travail sans jeton ni chaîne.
Le RIPE NCC opère depuis 2010 un réseau de mesure du même type, RIPE Atlas : des sondes hébergées par des volontaires, des sondes de référence appelées anchors, des crédits gagnés en hébergeant et dépensés pour lancer ses propres mesures. Nous en reprenons le vocabulaire et les mécanismes éprouvés.
Découvrir RIPE AtlasQuestions fréquentes
Qui peut héberger une sonde ?
Tout membre RackList dont l'adresse email est confirmée, hébergeur ou non. Il n'y a pas de dossier à déposer ni de validation à attendre : vous enrôlez votre sonde depuis votre espace et vous l'installez. Une sonde qui vient d'être enrôlée débute en période d'observation, ses mesures sont collectées et comparées au consensus sans encore y peser.
Est-ce que je choisis les sites que ma sonde mesure ?
Non, et c'est volontaire. Le serveur attribue à chaque sonde une liste de cibles tirée au sort, qui tourne dans le temps. Choisir sa cible reviendrait à pouvoir s'entendre avec elle.
Que se passe-t-il si ma sonde voit quelque chose que les autres ne voient pas ?
Rien de brutal. Un écart isolé est traité comme un incident local à votre réseau, pas comme un mensonge, et il n'affecte pas la note de la cible. Une incohérence répétée est examinée par un humain, jamais sanctionnée automatiquement.
Quelles données sortent de chez moi ?
Uniquement les mesures : temps de réponse, joignabilité, résolution DNS, expiration du certificat. L'opérateur de réseau et le pays de votre sonde sont constatés depuis son adresse IP publique, jamais déclarés, et seules les mesures agrégées sont publiées.
Que voit le public de ce que ma sonde mesure ?
Les mesures agrégées par hébergeur, sur des fenêtres glissantes de 7, 30 et 90 jours. RackList n'expose jamais l'adresse IP d'une sonde, l'identité de son opérateur, ni la composition de la liste de cibles qui lui est attribuée.
Le réseau aujourd'hui
- Sondes actives
- 0
- Sondes en période d'observation
- 0
- Réseaux distincts
- 0
- Cibles suivies
- 9
La diversité qui compte est celle des réseaux, pas le nombre de sondes. La composition du pool d'une sonde n'est jamais publiée.
Où sont les sondes
Chaque opérateur choisit sa propre visibilité : certaines sondes apparaissent exactement où elles mesurent, d'autres à l'échelle de leur ville, d'autres pas du tout. Ce choix ne compte jamais dans un résultat publié, seulement dans ce que vous voyez ici.
0 mesures reçues du réseau au cours des dernières 24 heures.
Réseau de référence insuffisant
Trop peu d'anchors de référence répondent pour juger de nouveaux résultats. Les fiches affichent le dernier chiffre validé, daté, en attendant que la référence soit rétablie.
Fond de carte par CARTO, données des contributeurs OpenStreetMap
Nombre de sondes actives par pays Toutes les sondes actives comptent ici, quel que soit leur choix d'affichage sur la carte : un total par pays n'identifie personne.
Aucune sonde active pour le moment.
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